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L’archipel des Seychelles regorge de sublimes plages de sable blanc, de paysages ensoleillés et d’eaux turquoise. Mais comment cet État insulaire préserve-t-il son allure de terre vierge tout en permettant l’essor de l’industrie touristique ?

Les Seychelles, dont les 115 îles baignent sous le soleil éternel de l’Océan indien à quelque 1 500 kilomètres à l’Est du continent africain, doivent leur singularité à leur localisation reculée et leur incroyable biodiversité.

Il n’y a que sur les îles Praslin et Curieuse que vous trouverez des cocos de mer hauts de plus de 30 mètres gorgés de gargantuesques fruits bilobés. La tortue géante d’Aldabra, deuxième plus gros reptile au monde, n’a qu’un seul refuge terrestre, ces îles. Si vous souhaitez rencontrer des espèces que l’on a longtemps pensées disparues, comme l’arbre méduse ou le Petit-duc scieur des Seychelles et son chant semblable à un sonar, vous devez visiter l‘île de Mahé. Un grand nombre de plantes et d’espèces animales menacées d’extinction ont fait des Seychelles leur dernier refuge. Or accueillir, comme l’an dernier, un nombre record de visiteurs sur l’archipel pourrait être la clé de leur prospérité.

La réponse est le tourisme responsable et durable : un équilibre entre le développement des infrastructures et la protection environnementale. Une garantie que les bénéfices économiques générés par le tourisme servent en premier lieu à protéger la beauté naturelle qui attire les visiteurs. Alors que les Nations unies ont déclaré 2017 « année internationale du tourisme durable pour le développement » les Seychelles font preuve d’exemplarité en la matière.

Le jardinage de corail

Alors que le blanchissement des coraux qui résulte du réchauffement climatique a des effets dévastateurs sur la vie sous-marine, des groupes comme les « reef rescuers » (sauveteurs de récifs) ont lancé une série d’actions décisives. Le jardinage de corail (ou coraliculture) se divise en deux volets. Premièrement, la sélection de colonies de corail capables de se reproduire, qui sont la plupart du temps détachées du récif avec aucune chance de survie. Ces colonies sont ensuite élevées dans des pépinières spécialement conçues pour les accueillir. La deuxième étape consiste à introduire le jeune corail sur des récifs dégradés grâce à des techniques novatrices qui augmentent les niveaux de restauration.

Cela a tout l’air d‘être un travail de biologiste marin. Pourtant des locaux et même des touristes formés à la plongée peuvent s’inscrire à des formations ou assister aux expéditions lors desquelles les récifs retrouvent leur apparence naturelle. Alors que de plus en plus de touristes préfèrent les « vraies expériences » aux voyages organisés et sont de plus en plus soucieux de leur empreinte écologique, ce type d’initiative montre qu’il est possible de rendre à la nature, tout en profitant de la sérénité parfaite qui caractérise ces oasis insulaires.

Les réserves naturelles classées à l’UNESCO

L’archipel des Seychelles est réputé pour son travail pionnier en matière de réserves naturelles : elles composent actuellement près de 50% de son territoire terrestre. S’aventurer dans l’une d’elles est la promesse de rencontres inoubliables avec la nature. La Réserve Spéciale de l‘île Cousin en est un parfait exemple. La Réserve comprend une zone de protection marine (ZPM) renommée mondialement, gérée par Nature Seychelles et le partenaire de BirdLife aux Seychelles. L‘île, qui avait été transformée en gigantesque plantation de cocotiers, a joui d’une restauration écologique méticuleuse. Son écosystème est aujourd’hui reconstitué et en pleine forme.

Les visiteurs débarquent sur l‘île à 10 heures du matin et profitent d’une visite guidée de 2 heures donnée par l’un des quelques experts qui vivent sur l‘île. Les cieux et les fourrés sont un havre de paix pour un grand nombre d’oiseaux, comme les Noddis marianne, les Gygis blanche, les Copsychus, les Fauvettes, les magnifiques Pluviers crabier et bien d’autres espèces exotiques.

Si observer des oiseaux n’est pas votre priorité, que diriez-vous de rencontrer une tortue géante d’Aldabra ? Ces gentils colosses circulent librement sur l‘île au point que les conservateurs les appellent par leur prénom. Si vous avez la chance de vivre la période de nidification, vous tomberez sûrement sur un nid fraîchement creusé et peut-être apercevrez-vous une femelle y glisser ses œufs.

Mais le plus intéressant dans ce genre d’excursions et de savoir que l’argent dépensé aura un impact direct sur le bien-être de l‘île et sa population. Tous les revenus servent à payer et former des conservateurs, surveiller la biodiversité et maintenir l‘île qui abrite le deuxième plus grand atoll de corail et la première réserve neutre en carbone de la planète.

Les efforts de conservation ne visent pas uniquement les terres émergées. Les Seychelles montrent la voie en matière de protection des océans : le projet de planification de l’Espace Marin est sans précédent dans l’Océan indien. Il interdit toute activité de pêche sur près d’un tiers de la zone économique exclusive (ZEE) de l‘île, ce qui selon le biologiste marin Jude Bijoux « fournit aux industries maritimes une carte claire indiquant les zones dans lesquelles elles peuvent poursuivre leurs activités et celles où elles ne peuvent pas le faire ». Le succès de cette initiative, qui permet à l’industrie de la pêche de maintenir sa contribution cruciale à l‘économie locale tout en combattant la surexploitation, pourrait servir d’exemple à d’autres États insulaires qui font face aux même problématiques.

Si vous voulez explorer une île tropicale reculée, vous prélasser sur la plage et découvrir des royaumes sous-marins, souvenez-vous qu’aux Seychelles vous pouvez le faire tout en protégeant le véritable trésor de ses îles : leur écosystème.

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